Au lendemain de l'exploit crée par le Betis Seville qui a éliminé le Real Madrid de Fabio Capello en match aller - retour (0-0 et 1-1 ), les journaux espagnols sont remplis de louanges pour "el machote" (le viril), surnom ibérique de Luis Fernandez .
Alors que le Betis Seville flirtait très dangereusement avec la zone de relégation, les dirigeants sévillans contraints de se séparer de Javier Irureta pour incompatibilité d'humeur avec son groupe, n'ont pas eu à chercher longtemps un successeur. En effet, de l'autre côté des Pyrénées, Fernandez endosse ce costume à merveille.
Né en Espagne, Fernandez, le Basque...
...jouit d'une réputation très positive résultant de ses différents exploits avec Bilbao et l'Espagnol de Barcelone, mais aussi de son comportement fantasque sur le banc de touche ainsi que de sa communication avec les medias dont le consultant vedette de RMC fait également parti.
Rappelons que Fernandez a été capable d'emmener l'Athletic Bilbao en Ligue des Champions et de terminer second de la Liga en 1998 alors que la particularité du club est de faire uniquement confiance à des joueurs basques, il y entraina de 1996 à 2000.
Il réalisa, dans un style différent un exploit immense en sauvant de la relegation un Espanyol Barcelone en pleine deliquescence, et unaniment condamné par les observateurs. Il insufla un esprit commando au club en s'appuyant sur des joueurs d'experiences.
C'est dans ce registre que les dirigeants du Betis l'attende, Fernandez devra redonner des couleurs au club et à ses joueurs méconnaissables depuis septembre, mais en Espagne, personne de doute de la réussite du français.
Gageons que ce soutien populaire doit faire beaucoup de bien à l'affectif Fernandez, forcément marqué par le lynchage médiatique qui a suivit son dernier passage à Paris.